Hospitalité d'Avignon

Pastorale du 24 janvier 2016

Comme il est de tradition une année sur deux, l’Hospitalité propose une Pastorale. Elle sera interprétée par la troupe "Parlaren Group Provençau de Bedarrido", au profit de notre association.


Venez nombreux à ce beau moment provençal ! N’hésitez pas à en parler autour de vous !

Affiche Pastorale 2016

Affiche Pastorale 2016

La Pastorale Maurel
La pastorale la plus renommée en Provence est la Maurel. Elle est l’oeuvre d’Antoine Maurel qui l’a écrite en 1844 à la rue Nau à Marseille, où se trouvait le siège du Cercle Catholique d’Ouvriers, dirigé par l’Abbé Julien.

Antoine Maurel, né en 1815, dans cette ville en était membre, il fut tour à tour tonnelier, doreur, ouvrier miroitier, comptable puis directeur du dépôt de mendicité.

Premier acte
Lors du premier acte l’ange annonce la nouvelle aux bergers. Puis s’ensuit une présentation des différents personnages qui met en avant leurs caractères particuliers. L’aveugle à qui le boumian a volé son fils. Le meunier qui n’a comme famille que son âne et son chien (ou presque) Pimpara, le rémouleur qui aime bien lever le coude et caresser la bouteille. Jiget, le bégue et Pistachié le peureux qui se fait embobiner par le boumian à qui il vend son ombre (son âme) contre une bourse d’argent.

Deuxième acte
Le deuxième acte met en scène la divulgation de la nouvelle de la naissance de l’enfant. Les bergers arrivent au village et réveillent Roustido, un vieux vieux garçon, un peu giron, il finira par réveiller son compère Jourdan le mari de Margarido qui souhaite rester jeune. Tout ce raffut fera que Margarido, sa femme, vieille acariâtre qui ne rate jamais une occasion d’engueuler son mari, ne tardera pas à descendre. Les trois vieux réunis partiront vers l’étable sans oublier de répandre la nouvelle au hasard du chemin.

Troisième acte
Tout ce petit monde se retrouve chez Benvengu, maître d’une grande ferme et beau-fils de Jourdan. Il est veuf et chez lui, tout nouvel arrivant est l’occasion de faire la fête autour d’un bon verre de vin. Après quelques agapes, la chute de Pistachié poussé par le boumian dans le puits et l’arrivée de l’ange qui confirme la nouvelle, tout ce petit monde se mettra en route vers la crèche.

Quatrième acte
Le quatrième acte est l’adoration. Chaque personnage se présente devant l’enfant Jésus et lui offre son présent. Évidemment quelques miracles s’accomplissent. Margarido et Jourdan se réconcilient, l’aveugle retrouve la vue et le fils que le boumian lui avait volé, le boumian devient gentil et Jiget, le bègue, retrouve une élocution normale.

La pièce se termine par un chant, "O rei de glori" dynamique et puissant exprimant toute la joie de ce petit peuple de Provence.

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